L' accélération séculaire de la lune remet notre passé en question


S' il existe un champ d' étude propre à l' astronomie qui dépende vraiment des travaux des historiens, c'est bien celui de l' accélération séculaire de la lune, et du ralentissement de la terre. Ce dernier phénomène est causé par l' attraction de notre satellite sur notre planète, provoquant des marées, tandis que l' accélération  de la lune est la conséquence de trois facteurs: une accélération gravitationnelle due aux perturbations planétaires, une accélération séculaire due aux marées océaniques et une accélération séculaire fictive due au ralentissement de la rotation terrestre. L' accélération séculaire gravitationnelle se calcule à partir des perturbations planétaires, l' accélération séculaire due aux marées océaniques se calcule à partir des mesures lasers des distances Terre-Lune. Le ralentissement de la rotation terrestre se calcule grâce aux éclipses anciennes. (1) Finalement, c'est aussi tout le phénomène de l' accélération de la lune qui est dépendant du travail des historiens, puisque cette accélération se doit d' entrer en cohérence avec notre chronologie historique. Ce sera sans aucun doutes la principale raison pour laquelle la NASA admet toujours que: "l' accélération séculaire de la lune est très mal connue, et ne peut pas être constante". (2) Un nouvel exemple de scientifiques pourtant très sérieux démontrant une foi de charbonnier envers la très Sainte Chronologie Scaligérienne.....




Quand la physique tente en vain de s' accorder avec l' histoire

L' accélération séculaire de l' orbite lunaire est un phénomène identifié par les astronomes depuis plusieurs siècles. En effet dès 1695, et à partir de l' étude d' éclipses de soleil observées en Asie par Albaténius à la fin du IX ème siècle, Halley s' est assuré de l' existence d' une équation séculaire sans pour autant se risquer à en fixer une valeur numérique. Ceci sera tenté 50 ans plus tard par Dunthorne et Mayer qui joignirent dans les données historiques analysées, deux éclipses de soleil observées au Caire par Ibn Junis à la fin du X ème siècle, ainsi qu'un grand nombre de documents plus récents. Ces deux chercheurs feront varier plusieurs fois la valeur de cette accélération lunaire sans pouvoir se mettre d' accord.(1) Pendant ce temps, Isaac Newton, trouvait une "perturbation" dans le mouvement de la Lune en concluant que la différence entre l' attraction d' accélération du soleil sur la lune et l' attraction du soleil sur la terre perturbait le mouvement de la Lune par rapport à la terre.(2) C' est sans doutes cette constatation, ainsi que d' autres calculs astronomiques, qui pousseront l' illustre savant à publier ce qui peut être considéré comme la première analyse historique récentiste: "The Chronology of Ancient Kingdoms Amended". Pour trouver la valeur de l' accélération lunaire, Lalande proposa de ne faire entrer dans la discussion qu'une seule des éclipses de Ptolémée, en y joignant les deux observations faites par Ibn Junis, les seules dont l' heure puisse être regardée comme connue avec précision. Il obtint de la sorte une confirmation du résultat de Dunthorne. Mais Lagrange fut plus réservé dans un Mémoire présenté à l' Académie des Sciences en 1774. Après avoir cherché vainement à rendre compte par la théorie du fait de l' accélération séculaire, il émit des doutes sur la réalité même de cette accélération. Selon lui, les observations anciennes sont trop vagues et trop discordantes pour justifier les conclusions de ses devanciers. Plus tard lui, et quelques autres chercheurs intéressés par l' histoire tenteront en vain de trouver la valeur définitive de l' accélération lunaire, ainsi que des géomètres et autres mathématiciens (1).....jusqu' à des temps plus récents.


Graphique de Robert Newton tiré du 1er tome de l' oeuvre de Fomenko: History, Fiction or Science?. La ligne noire représente la variation de l' accélération lunaire, et les figures représentent plusieurs types d' éclipses datées selon notre chronologie scaligérienne.

Les données historiques font paradoxalement décélérer la lune

Dans les années 70, l' astronome américain Robert Newton renouvelait cet objectif de trouver la valeur de l' accélération lunaire (1). Selon lui, cette valeur pouvait être "définie avec l' abondante information sur des dates éparpillées sur l'intervalle de 700 av JC jusqu' à nos jours". (2) Newton calculait 12 valeurs possibles basées sur 370 anciennes descriptions d' éclipses, sans jamais remettre en question l' authenticité de notre chronologie scaligérienne, et affirmait que "le fait le plus étonnant....est la chute drastique de D (NdR: Valeur de l' accélération lunaire) qui commence en 700 et se poursuit jusqu' aux environs de 1300.....Cette baisse implique l' existence d'une "onde carrée" de la valeur osculatrice de D......De tels changements dans le comportement de D, et les taux de ces changements ne peuvent pas être expliquées par les théories modernes de géophysique." Sur le graphe, ci dessus, on peut considérer que la valeur de l' accélération lunaire a extraordinairement chuté à partir de 500 et s' est stabilisé à partir de 1300, si bien que cette donnée scientifique s' accorde parfaitement à la logique du récentisme, présenté sur ce site.
En 2004, Morrison et Stephenson présentaient une étude (3) du même type, avec un graphe (ci dessous) qui démontre une baisse exponentielle de cette valeur, quand on remonte dans le temps, depuis l'an -500 pour se stabiliser vers 1300 et confirme la chute inexplicable de la valeur de l' accélération lunaire proposée par Newton. Cette étude se basait sur plusieurs milliers d' indications d' éclipses à partir de 1600, tandis que les époques antérieures n' étaient représentées que par 400 observations d' éclipses. Dans leur conclusion, ces chercheurs admettent que "l' uniformité de la période pré-téléscopique sera difficile à affiner, surtout pour la période antérieure au VIII ème siècle. Selon notre expérience une extrême prudence doit être exercée lors de la recherche sur des éclipses, et autres phénomènes célestes à des époques plus reculées"  et que "les valeurs antérieures au XI ème siècle avant notre ère sont basées sur des extrapolations et qu'il est donc imprudent de prolonger cette table avant cette période".

(1) Newton R, Astronomical evidence concerning non-gravitationnal forces in the Earth-Moon system
(2) Newton R, Two uses of ancient astronomy


Graphique de Morrison et Stephenson

Des décalages lourds de conséquences

Dès le XIX ème siècle, on connaissait déjà la nécessité de ne pas faire subsister une trop grande incertitude sur la valeur même de l' accélération lunaire pour pouvoir la faire corroborer avec notre chronologie historique, chose qui n' est toujours pas faite de nos jours. La Nasa propose (1) une valeur estimée selon des calculs physiques à partir des réflecteurs laser sur la lune, avec un décalage temporel de la lune sans effet notable pour nos témoins d' éclipses du passé. Cependant on admet que cette valeur est très éloignée (2) de celles de l' étude de Morrison et Stephenson, où les décalages temporels de la lune peuvent devenir destructifs à la cohérence de notre chronologie. En effet, on souligne que "l' accélération séculaire de la lune est modeste mais à un effet cumulatif sur la position de la lune, lorsqu' elle est extrapolée au fil des siècles." Souvenons nous que pour qu'une éclipse solaire se produise, il faut que le centre du soleil soit aligné avec le centre de la lune et de la terre. Il s' agit d'un certain point de vue d'un événement rare mais qui ne l' est pas vraiment puisque de 4 à 7 éclipses (solaires ou lunaires) peuvent se produire durant la même année, au cours d'un cycle dit de Saros, qui dure un peu plus de 18 ans, et se répète dans le même ordre. Leur rareté se trouve surtout à partir du lieu où elles peuvent être observées. Si la lune peut présenter un décalage de 622 secondes (environs 10 minutes) il y a 1000 ans, selon cette dernière étude, ceci peut paraître un retard anodin pour le profane, mais qui ne l' est pas du tout dans le cadre d' événements célestes tels que les éclipses. Une éclipse solaire visible d'un lieu donné, dure environ 8 minutes, et un décalage de notre satellite qui soit au delà de ce laps de temps, annule totalement l' événement, le remettant à un autre lendemain (qui peut parfois durer des siècles pour que ce soit visible au même endroit) dans le cadre du cycle de Saros. Finalement, la liste complète des éclipses historiques, offerte par la Nasa (3), n' a aucune base scientifique si ce n' est qu' elle reste cohérente avec le cycle de Saros -connu depuis l' Antiquité-, et surtout avec notre chronologie scaligérienne. Pour que cette liste d' éclipses soit authentique, il faudrait que la lune ai connu de nombreuses et grandes variations dans son accélération, au cours de notre histoire, chose que la Nasa admet ouvertement mais qui semble être une aberration, si l'on connaît la grande stabilité de la mécanique céleste et que Robert Newton admettait que ces changements supposés ne pouvaient être expliqués par les théories modernes de géophysique. Pour ces raisons il va s'en dire que l' accélération de la lune n' est presque jamais prise en compte ou remise en cause, par les astronomes étudiants notre passé ou les historiens.(4) Comme il a été dit, grâce à des moyens concrets et physiques, la Nasa à calculé à partir des miroirs à laser posés sur la lune, une valeur d' accélération de la lune, ainsi qu'une valeur du ralentissement de la terre, qui sont indiscutables. Ces valeurs, sont si petites (un retard de 3 minutes sur 2000 ans pour la lune) que leur incidence serait minime pour authentifier ou non un témoignage passé d' éclipse et dans ce cas là, l' accélération séculaire de la lune ne poserait aucun problèmes aux historiens et aux astronomes. Mais les graphiques de Robert Newton, de Morrison et Stephenson (plus haut) démontrent que, selon la chronologie scaligérienne, l' accélération de la lune aurait amplement diminuée, de manière totalement inconstante, d'un passé lointain jusqu' en 1300 environs pour se stabiliser jusu' à nos jours. Si l' on ne prendrait pas compte de la dogmatique de la datation scaligérienne (ce que devrait faire "normalement" tout scientifique étudiant notre passé), et que l'on prendrait une valeur d' accélération de la lune qui soit relativement stable dans notre histoire dont la valeur resterait proche de celle calculée légitimement par la Nasa, il est évident que tous ces témoignages historiques d' éclipses seraient à rajeunir de plusieurs siècles.


Comparaison entre le graphique de Robert Newton et les estimations de datation d' éclipses historiques selon Anatoly Fomenko

Paroles d' hérétiques

Le concept d'une lune totalement "folle" qui change constamment de vitesse d' accélération durant notre histoire avant l' an 1300 dans des proportions énormes, ne s' accorde pas du tout avec celui de la mécanique céleste, et pourtant, seulement une toute petite quantité d' astronomes du XX ème siècle se sont intéresses à ce problème. C' est le cas du controversé Nikolai Alexandrovich Morozov. Ce révolutionnaire russe, contemporain de la fin tsarisme et du bolchevisme, était loin d' être sous la pression de la chronologie scaligérienne, et ses calculs, à partir du concept d'une accélération lunaire stable sur toute notre histoire, rajeunissaient tous les témoignages d' éclipses de notre histoire Antique datés de l' an -1000 à l' an 500, pour les re-dater entre l' an 500 et 1700. Il ne s'est pas intéressé aux périodes démarrant au VI ème siècle, estimant de bonne foi que la fiabilité des témoignages d' éclipses à partir de ce moment était digne de confiance. Son analyse s'est par exemple attardée sur Thucydides, qui serait né aux environs de l' an - 460, et aurait participé à la Guerre du Péloponnèse, et aurait décrit pas une mais trois éclipses, ayant eu supposément lieu en l' an -431, en l' an -424, et en l' an -413. (1) Morozov re-datait ces trois événements en l' an 1133, 1140 et 1151!  Anatoly Fomenko, ce mathématicien russe dans son oeuvre récentiste (2) décale les trois dates de Morozov de 94 ans pour les re-dater en 1039, 1046 et 1057. Dans son livre (3), Morozov concluait que "le livre de Thucydides (NdR: Histoire de la guerre du Péloponnèse) n' est pas ancien ou médiéval, il date du XIII ème siècle, au moins de la Renaissance". Parmi bien d' autres exemples de témoignages d' anciennes éclipses rajeunies, il y a aussi celui de Tite Live (-59/17) et de son livre Histoire où il décrit un événement de ce type que les historiens datent en l' an -190 ou -188, et que Morozov datait en l' an 967 après JC. Fomenko estime que l' éclipse de lune en question a pu avoir eu lieu en l'an 415, 955 ou 1020. Pour le controversé mathématicien russe, ce genre de témoignages antiques se rajeunissent d' environs 1000 ans  (voir ci dessus la comparaison de son graphique avec celui de Robert Newton). Ce genre d' arguments mérite bien plus d' attention, devrait être plus pris au sérieux, et devrait être plus souvent décortiqué par des astronomes et des historiens, ce qu'on tentera de faire ici ultérieurement. Que ces données soient authentiques ou non, le rajeunissement des éclipses anciennes est la plus raisonnable des appréciation que l'on peut avoir à ce sujet, à moins de croire que la lune a maintenu durant notre histoire une accélération anachronique et s' est subitement stabilisée depuis l'an 1300.

(3) Nicolai Morozov, Christ. History of humanity in the Light of Natural Scientific Studies


Une parodie scientifique pour calculer le ralentissement de la terre?



Tout ce qui a été dit ici ne semble pas inquiéter nos historiens et nos scientifiques, c' est le cas de ceux qui tentent de calculer le ralentissement de la terre à partir de témoignages d' éclipses anciennes. Dans ce genre d' études (1), on ne remet jamais en question l' exactitude de la datation, et on ignore les problèmes liés à l' accélération lunaire, sachant que celle ci est un phénomène indépendant au ralentissement de la terre (voir le début du texte) et crucial au moment d' authentifier ou non cette datation. On se propose simplement d' estimer la position exacte d'une éclipse grâce aux connaissances du Temps Universel, ou temps uniforme lié à la rotation de la terre, que l'on compare avec le Temps Terrestre, où moment estimé de l' éclipse du témoignage historique. Dans l' exemple présenté ici, on calcule le ralentissement de la terre à partir d'une éclipse solaire qui eut supposément lieu à Babylone, en l' an -135. On affirme que les textes cunéiformes sur tablettes d'argile ayant servi comme source, décrivent aussi la présence des planètes Mercure, Vénus et Jupiter au moment de l' éclipse. Tout ceci présage que l'on a vérifié ces données par divers calculs, cependant si les auteurs de cette très possible parodie scientifique écouteraient les conclusions de Morrison et Stephenson, "être très prudents quand aux recherches sur les éclipses antérieures au X ème siècle", ils n' auraient pas trouvés un résultat aberrant comme nous allons le constater. Le plus probable est qu'il ne se sont même pas donné la peine de vérifier, un petit programme en ligne comme celui ci (2) permet de s' apercevoir que, supposément, entre la nuit du 14 avril -135 et la nuit du 15 avril -135, en Irak, on ne pouvait observer dans le ciel que les planètes Saturne et Néptune....On ne saura pas comment ils ont "trouvé" une éclipse solaire visible en Temps Universel sur la Côte d' Azur pour la replacer en Temps Terrestre sur Babylone, la différence temporelle donnant la valeur du ralentissement terrestre...Cette page, apparemment une vulgarisation scientifique et historique nous offre un ralentissement très précis de la terre de 3 heures, 14 minutes et 23 secondes.....pourtant la Nasa, et toujours à partir de calculs légitimes, offre un résultat de la durée du jour de 2,3 millisecondes par siècle(3), ou 84 secondes par siècle^2. 2147 années nous séparent de la date de l' éclipse de Babylone, ce qui donne un ralentissement de la terre de plus de 10 heures ! On est très loin des 3 heures de décalage, et si ces auteurs ont hypothétiquement "trouvé" une éclipse visible sur la Côte d' Azur le 15 avril -135, celle ci n' a pu sous aucune condition être perçue de Babylone....









2 commentaires:

  1. Mdr ...j'ai arrêté de lire à comment on pu être en Tunisie et sur les cotes andalouse 😂

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  2. Où parle t'on de "Tunisie" dans cet article? Qui "on"?

    Mieux vaut pas mélanger gobage à 5h du mat, avec des lectures trop "difficiles"....

    Bon trip!


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